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comment se faire obéir sans crier?

De nombreux parents, dont vous et moi faisons partie, souhaitons éduquer leurs enfants « à la manière douce » et donc, sans crier. Mais l’expérience montre que ce n’est pas si facile. Quels éléments nous font-il défaut pour y parvenir? Je vous propose quatre ingrédients essentiels dans cette vidéo (sous-titrée). Si vous préférez le texte, vous pouvez continuer votre lecture ci-dessous.

Peut-on vraiment réussir à éduquer sans crier grâce à une vidéo ou un article?

Si vous criez trop souvent à votre goût, ou que vos enfants ne vous écoutent pas malgré tout, la balle est dans votre camp trouver une stratégie éducative qui fonctionne. Parfois, regarder une vidéo, lire un article ou des livres éducatifs, même excellents, ne suffit pas. Dans ce cas, rejoindre un programment de formation et d’accompagnement parental peut vous aider à mieux maîtriser ces nouvelles stratégies éducatives et surtout, vous aider à les mettre en place au quotidien.

4 éléments pour réussir à éduquer ses enfants sans crier

Tenir compte de l’âge et du développement de ses enfants

En premier lieu, il est indispensable d’avoir des attentes réalistes par rapport à l’âge et au développement de vos enfants. De façon générale, il faut savoir que dans les sociétés occidentales, on a actuellement une certaine forme d’intolérance. On on a une vision de l’enfant comme devant très rapidement se comporter comme un petit adulte autonome et raisonnable. Cela vient notamment d’une certaine méconnaissance du développement normal de l’enfant.

Exemple : demander à un enfant de 2 ans de se dépêcher pour mettre ses chaussures et partir, ou de rester à table et manger sagement, proprement et en silence, ce n’est souvent pas très réaliste.

Renseignez-vous sur le développement de l’enfant en général et considérez le comportement actuel de vos enfants comme un indicateur de leur stade de développement actuel. Pour mieux se comporter, ils ont besoin de temps pour grandir et de pouvoir apprendre, donc enseignez-leur 🙂

On parle notamment de « discipline » positive comme méthode ou comme approche éducative. Or, la racine du mot « discipline », c’est disciple : un disciple, c’est une personne qui reçoit l’enseignement d’un maître. Vous êtes le maître de vos enfants au sens de « enseignant ». Commencez par montrer en utilisant vous-mêmes les comportements que vous souhaitez, expliquez-les, et soyez persévérants – il faut montrer les choses à de nombreuses reprises pour que ce soit acquis.

Dites STOP plus rapidement à vos enfants et expliquez (brièvement) vos raisons

Deuxièmement, n’hésitez pas à dire STOP avant d’être franchement énervé. Soyez moins « coulant » face aux débordements (même naturels) de vos enfants et apprenez à reconnaître vos limites personnelles pour pouvoir les communiquer avant que votre agacement ou votre colère ne se manifeste par des cris. Cela nécessite premièrement d’être conscient de ce qui se passe en vous et du fait que votre vase de patience va déborder – avant qu’il ne déborde effectivement.

Ensuite cela nécessite de savoir communiquer vos limites sans crier, par exemple en disant simplement d’un ton ferme : «là c’est stop, je ne suis pas d’accord que tu fasses ceci ou cela parce que ceci ou parce que cela ». Dites « stop », expliquez pourquoi mais restez concis, rien ne sert de faire un long sermon ou une plaidoirie.

Se mettre à la place de l’autre pour mieux le comprendre

Cherchez ce qui motive vos enfants. Quand on crie, c’est le signe qu’on est énervé et qu’on n’a pas réussi à se faire entendre, donc qu’on n’a pas parlé un langage compréhensible pour l’autre (enfant ou adulte). Si on envisage les choses du point de vue de l’autre, on peut chercher et trouver ce qui le motive. En général, les enfants sont motivés par la relation avec leurs parents, les câlins, le jeu, l’exploration, les copains… A voir sur le moment ce qui les motive.

Cela vous permettra de mieux comprendre vos enfants pour mieux les connaître, de faire des demandes qui seront entendues et de trouver des compromis durables. Car on parle de 18 ans durant lesquels on est responsable de l’éducation de nos enfants, c’est long !

La différence avec l’obéissance basée sur les cris ou la punition, c’est que le ressort ne sera pas la crainte d’être puni ou la peur des cris. Ce sera une motivation positive beaucoup plus énergisante pour l’enfant, et beaucoup plus nourrissante à la fois pour la relation et pour le cerveau de l’enfant. En effet, la crainte nuit à la capacité de réflexion alors que la tendresse favorise la production de neurones.

Au final, la motivation est un levier beaucoup plus puissant que la crainte pour influencer les comportements. De plus, une fois les enfants devenus des ados, les cris et les punitions fonctionnent de moins en moins bien, alors que les enfants risquent de faire des « bêtises » de plus en plus graves… Donc on est bien embêtés si on n’a pas développé un autre mode relationnel et éducatif avant.

Éduquer sans crier, ça marche si on vise le long terme

De façon fondamentale, éduquer sans crier ça marche si on abandonne l’exigence d’être « obéi » de façon arbitraire de ses enfants et qu’on base notre autorité sur notre expérience et notre savoir, tout en laissant une certaine marge de manœuvre aux enfants pour faire leurs propres expériences, dans une certaine mesure bien sûr.

Ça marche sur le long terme, et non de façon immédiate, parce que:

  • On va avoir des attentes réalistes
  • On va enseigner les bons comportements par l’exemple et avec patience et persévérance
  • On va communiquer et recadrer nos enfants selon nos limites personnelles
  • On va stimuler leur motivation et
  • On va abandonner les pratiques éducatives qui font peur.

En faisant tout cela, on cultive et on nourrit aussi bien la relation avec nos enfants, leur souhait de nous être agréables, leur désir naturel de coopérer avec nous et leur capacité de réflexion qui les aidera une fois plus grands à prendre des décisions saines et pas uniquement à obéir à une autorité arbitraire.

C’est un long chemin, ça ne marche pas du jour au lendemain, mais justement, on a 18 ans pour éduquer nos enfants et ça en vaut la peine, profitons-en !

groupe de soutien pour parents de multiples

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