epuisement maternel comment remonter la pente

« La vie quotidienne avec mes enfants m’épuise, je n’en peux plus ! Comment faire pour m’en sortir ? »

L’épuisement parental est la première marche vers le burn-out parental, qui est en fait la plupart du temps un burn-out maternel. Nos attentes vis-à-vis de la grossesse, de la maternité et de la parentalité, avec la charge mentale qui y est associée, peut nous rendre plus vulnérables face à ce risque.

Fantasme de perfection positive et multiples: un risque d’épuisement accru

Le “fantasme” d’être une mère aussi parfaite que possible, le courant de la parentalité positive, mais aussi des éléments factuels comme par exemple le fait d’avoir des jumeaux, des triplés et/ou des enfants rapprochés en rajoutent une couche. J’avais d’ailleurs déjà détaillé les facteurs de risques du burn-out parental sur ce blog.

Comment faire pour éviter qu’accueillir des jumeaux et plus, ou pratiquer une éducation positive et bienveillante, nous mène au statut peu enviable de “mère épuisée“? Sachant que le burn-out parental peut faire suite à un baby-blues ou se cumuler à une dépression post-partum, mais qu’il ne faut pas pour autant le confondre avec une dépression maternelle, comment s’en prémunir?

Remonter la pente de l’épuisement maternel en trois étapes

Voici 3 étapes à suivre pour remonter la pente de façon à retrouver une situation saine pour vous et pour vos enfants.

Première étape: prendre la mesure de votre épuisement grâce à 3 indicateurs

La première étape consiste à faire le bilan de votre fatigue actuelle. A quel point êtes-vous épuisée, autrement dit : où vous situez-vous sur la pente qui mène de l’épuisement temporaire au véritable burn-out parental ? Pour le savoir, voici trois signaux concrets qui doivent vous alerter et vous faire réagir.

  1. Premièrement, vous vous sentez régulièrement ou constamment vidée de votre énergie. Vous pouvez être vidée physiquement, mais aussi mentalement, c’est-à-dire avoir l’impression de ne plus être capable de réfléchir.
  2. Le deuxième signal qui doit vous alerter, c’est l’impression de vous être coupée émotionnellement de vos enfants. Concrètement, cela peut signifier que depuis un certain temps, vous ne ressentez plus de plaisir dans le quotidien avec vos enfants, ou que vous n’avez plus envie de passer du temps avec eux.
  3. Troisièmement, vous réalisez que vous criez beaucoup plus souvent qu’avant avec vos enfants, vous devenez souvent brusque avec eux, ou plus violente que ce que vous aimeriez (si vous avez déjà mordu l’un de vos enfants, lisez mon article à ce sujet).

Deuxième étape: lister les ressources à activer et les tâches à mettre de côté

Une fois que vous avez fait ce bilan, la deuxième étape consiste à rédiger 2 listes:

  1. Une première liste avec toutes les activités qui pourraient vous faire du bien (par exemple vous faire masser ou vous acheter un roman, si vous aimez lire) et toutes les personnes qui pourraient vous donner un coup de pouce, même ponctuel : votre voisine, votre belle-sœur, votre conjoint, etc.
  2. La deuxième liste consiste à répertorier toutes les tâches que vous pourriez temporairement réduire ou déléguer : par exemple, acheter des plats cuisinés au lieu de tout préparer maison, renoncer à repasser certains vêtements, demander à votre conjoint de passer l’aspirateur, etc.

Un seul mot d’ordre dans la rédaction de ces 2 listes : ratissez large et notez tout !

Troisième étape: en parler à une personne en qui vous avez confiance

La troisième étape pour remonter la pente consiste à parler de votre situation à une personne en qui vous avez confiance et à chercher du soutien. Pourquoi ?

  • D’abord parce que toute seule, en général, on n’arrive pas prendre suffisamment de recul sur notre propre situation pour voir les solutions potentielles.
  • Ensuite, même si la première étape (celle du bilan) est relativement facile à réaliser toute seule, à la deuxième étape, vous avez des freins intérieurs qui vont se manifester de manière inconsciente en vous empêchant de faire des listes complètes et surtout, de passer à l’action.

Cette troisième étape va vous permettre de compléter vos listes avec des idées auxquelles vous-même n’auriez pas pensé, et va vous aider à mettre en œuvre concrètement toutes ces idées. Avoir des idées c’est bien, agir, c’est mieux!

Si vous ressentez le besoin d’être accompagnée et guidée dans cette démarche, n’hésitez pas à me contacter pour un entretien (gratuit et sans engagement) pour faire connaissance, faire le point et voir comment je pourrais vous aider.

Si vous avez envie de pouvoir parler de ce sujet avec d’autres parents confrontés aux mêmes problématiques que vous, je vous invite à rejoindre le groupe privé Facebook « Vis ma vie de parent de multiples ». J’y anime régulièrement des Facebook live sur l’éducation et la parentalité avec des multiples: sommeil, crises, terrible two, disputes et jalousie, etc. Les sujets sont inépuisables – contrairement à nous, parents de multiples!

groupe de soutien pour parents de multiples

 

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